RICARDO (D.)


RICARDO (D.)
RICARDO (D.)

Économiste anglais, Ricardo fut l’un des plus éminents représentants de l’« école classique anglaise». Continuateur de Smith, il a prolongé et approfondi l’analyse du circuit de production, dont l’origine remonte à Quesnay et aux physiocrates. Sa place dans l’histoire de la science économique est tout à fait exceptionnelle. Il est en effet à la fois le pionnier de la macro-économie moderne par son analyse des relations entre les profits et les salaires, l’un des initiateurs du raisonnement à la marge dans sa théorie de la rente et l’un des principaux fondateurs de la théorie quantitative de la monnaie. C’est pourquoi son héritage peut être légitimement invoqué, quoique pour des raisons souvent contradictoires, par des familles de pensée séparées et même rivales, qui vont des monétaristes néo-classiques aux marxistes anglais.

Sous l’impulsion de son disciple passionné, J.-R. McCulloch, qui dirigea la première édition de ses œuvres complètes (1846), Ricardo, suivant la célèbre formule de Keynes, «conquit l’Angleterre aussi complètement que la Sainte-Alliance conquit l’Espagne». Mais ce ralliement sans condition n’alla pas sans mutilations et incompréhensions, qui furent la contrepartie de cette nouvelle orthodoxie involontaire.

C’est la raison pour laquelle un important courant s’est dessiné à Cambridge sous l’influence de P. Sraffa, qui s’est livré à une réinterprétation en profondeur de l’œuvre de Ricardo. En décryptant ainsi les Principes de l’économie politique et de l’impôt , ces néo-ricardiens contemporains cherchent le point de départ d’une théorie renouvelée de la production et de la répartition.

De la pratique à la théorie

Né à Londres, David Ricardo, dès l’âge de quatorze ans, travaille à la Cité avec son père. À vingt et un ans, il épouse la fille d’un quaker et, après un bref passage dans un établissement bancaire, il reprend ses activités financières pour son propre compte et amasse rapidement une fortune considérable.

Les conséquences monétaires des guerres napoléoniennes lui fournissent une première occasion d’exposer ses idées en matière économique dans une série d’articles qu’il rédige de 1809 à 1810 pour le Morning Chronicle. Élargissant son analyse, il publie l’Essai sur le haut prix des lingots (1811), qui constitue la première version scientifique de la théorie quantitative de la monnaie et inspire le célèbre rapport du Bullion Comittee. Les thèses ricardiennes ont été à l’origine de l’acte de Peel (1816), qui organisa la Banque d’Angleterre.

Les polémiques suscitées par le débat monétaire durant cette période amènent alors Ricardo à s’intéresser au fonctionnement du système économique dans son ensemble. Abandonnant progressivement ses activités financières, il se consacre exclusivement aux études théoriques. Il rédige un essai intitulé Essai sur l’influence des bas prix du blé sur les profits du capital (1815), première esquisse d’une analyse des relations entre la rente foncière, les salaires et les profits dans l’hypothèse d’une économie à un produit unique, le blé. Il généralise ensuite son raisonnement à une économie de production diversifiée, dans son œuvre maîtresse: Des principes de l’économie politique et de l’impôt (1817). Stimulé par les critiques de son ami James Mill, de Malthus et de Say, il prépare bientôt une seconde édition (1819) et surtout une troisième édition des Principes (1821) où il approfondit les fondements de sa théorie. Il meurt brusquement en 1823 dans sa propriété de Gotcomb Park, laissant divers manuscrits inachevés.

Sa retraite du monde des affaires et sa vie de propriétaire terrien à partir de 1816 ne doivent pas donner de Ricardo l’image erronée d’un savant isolé, puisque tout au contraire, membre de la Chambre des communes depuis 1819, il participe activement aux grands débats politiques de son temps.

Le système ricardien

Ricardo distingue deux grandes catégories économiques: les biens produits, qui constituent l’objet de l’activité productive, et les revenus, dont la répartition en classes détermine la production.

Les produits

L’auteur limite son investigation aux biens reproductibles, c’est-à-dire à ceux dont la quantité est augmentée par la seule adjonction d’une quantité de travail supplémentaire. De plus, chaque produit ainsi défini par rapport au travail doit être en même temps un moyen de production. Tel est le cas des biens de subsistance, comme le blé, qui assurent l’entretien des travailleurs et, par conséquent, sont tenus pour des moyens de production indirects; tel est également celui des machines et des produits intermédiaires, qui sont directement utilisés dans la production. Tout produit, issu de la combinaison productive d’autres produits, sert à son tour de moyen de production, de sorte que la production dans son ensemble forme un circuit fermé, d’où se trouvent explicitement exclus tous les biens de luxe dont la consommation n’est pas productive.

Pour qu’un système de production ainsi défini puisse fonctionner, il est nécessaire que pour aucun bien les quantités produites ne soient inférieures aux quantités des moyens de production utilisées pour les produire. Mais comment comparer ces deux quantités? Pour certains biens privilégiés, comme le blé, la solution est aisée, puisqu’on peut considérer que le produit est lui-même son propre moyen de production; les quintaux de blé fournissent alors l’instrument de mesure. C’est pourquoi Ricardo fait d’abord l’analyse d’une économie à un seul bien: l’économie du blé. Pour la généraliser, Ricardo envisage dans un premier temps (édition de 1817 des Principes ) de ramener l’ensemble des moyens de production à des quantités de travail, dont le coût de production est mesurable en quantités de blé nécessaires à la subsistance des travailleurs. Mais, si tout bien produit est en définitive le résultat exclusif d’un travail productif, la longueur du circuit de production varie nécessairement d’un produit à l’autre. On peut supposer qu’en dehors de la terre, une récolte de blé n’exige que la semence et le travail des ouvriers agricoles, si l’on excepte le rôle du matériel agricole, encore rudimentaire à l’époque de Ricardo. Évidemment, il n’en est plus de même dans le cas, par exemple, de la production du drap, qui fait intervenir le métier à tisser; certes, ce dernier résulte lui-même du travail des ouvriers, mais le capital productif de l’entrepreneur de drap comporte à la fois des éléments fixes (métiers) et des éléments circulants (travailleurs), tandis que celui du fermier ricardien ne comportait que du capital circulant.

C’est pourquoi, dans la troisième édition des Principes , Ricardo reconnaît que le salaire en blé ne remplit pas correctement le rôle d’étalon de mesure dans une économie industrielle où les circuits de production ont des longueurs variées. Il n’arrive pas toutefois à résoudre le problème et choisit arbitrairement la monnaie comme étalon de mesure. Mais cette difficulté n’a cessé de préoccuper l’auteur des Principes , comme en témoigne l’un de ses derniers textes, découvert par P. Sraffa: De l’étalon de valeur, valeur absolue et valeur d’échange (1823).

Les revenus

Comme chez Smith, l’ensemble de tous les biens produits dans une économie se trouve réparti pour Ricardo entre trois classes: les propriétaires qui possèdent le sol, les capitalistes qui contrôlent le capital productif et les ouvriers qui fournissent le travail nécessaire à la production. Ricardo introduit une distinction nouvelle entre la part des rentes, des profits et des salaires (qui revient respectivement aux propriétaires, aux capitalistes et aux ouvriers, à l’occasion de la production) et le taux unitaire des salaires et des profits (qui correspond respectivement à la rémunération d’une heure de travail et au revenu d’une unité de capital engagée dans la production). Seuls les salaires et les profits relèvent d’une telle mesure unitaire, valable pour l’ensemble du système (taux de salaire et taux de profit). En outre, l’évaluation du total des rentes, des salaires et des profits distribués n’exige pas l’intervention d’un étalon de mesure absolu, indispensable pourtant à la comparaison du taux de profit et du taux de salaire.

Il en résulte que la distribution des richesses suit deux lois distinctes: le principe de la marge , qui fonde la théorie de la rente, et le principe du surplus , qui fonde celle de l’accumulation en reliant le taux de salaire au taux de profit. Mais la théorie de la rente exposée par Ricardo reprend et développe des idées exposées antérieurement par Malthus et R. Torrens, tandis que la théorie de l’accumulation qu’il élabore est tout à fait originale. De plus, la rente est déterminée de manière exogène, alors que le mécanisme d’accumulation est endogène au modèle ricardien d’une économie de production.

La théorie de la rente foncière

Dans une économie, l’ensemble des terrains cultivables présente des degrés de fertilité différents. On mesure cette fertilité par la différence entre le coût de la culture d’une unité du sol, par exemple l’hectare, et son rendement. Ricardo suppose alors que l’ensemble des terres peut être classé par ordre décroissant de fertilité et que leur mise en culture suit rigoureusement cet ordre. L’accroissement continu de la population (hypothèse malthusienne) entraîne par conséquent la mise en culture de terrains dont la fertilité est de plus en plus faible. Or, les mêmes produits, cultivés sur des terrains de fertilité différente, ne peuvent toutefois être vendus à des prix différents. De plus, aucun produit ne peut être vendu plus bas que son coût de production. C’est pourquoi Ricardo en déduit logiquement que le prix de chaque denrée agricole s’aligne sur celle dont le coût de production est le plus élevé, correspondant au terrain dont la fertilité est la plus faible. La différence entre le coût de production des produits obtenus à partir des sols les plus et les moins fertiles explique pour Ricardo la rente prélevée par les propriétaires des sols les plus fertiles.

Pour l’économiste contemporain, l’intérêt de cette analyse réside moins dans la théorie de la rente elle-même que dans la démarche de l’auteur qui anticipe le raisonnement à la marge. Il est possible en effet de représenter la productivité de la terre prise dans son ensemble au moyen d’une fonction de production globale de type y = f (n ), où y représente la quantité récoltée en un an et n le nombre d’heures de travail consacré à la production agricole (fig. 1). Deux mesures de la productivité peuvent alors être définies: la productivité marginale (Ma) correspondant au rendement de la dernière unité mise en culture et la productivité moyenne (Mo) représentant la moyenne des rendements de toutes les terres mises en culture. La rente est alors égale à la différence entre la productivité marginale et la productivité moyenne des terres cultivées.

Le principe de l’accumulation productive

Le mécanisme qui donne naissance à la rente n’est pas inhérent au processus de production lui-même, qui n’est mis en évidence que par la relation fondamentale entre le taux de salaire et le taux de profit.

Pour simplifier sa recherche, David Ricardo introduit deux hypothèses restrictives: l’ensemble des salaires est consommé et par conséquent transformé en biens de subsistance; la totalité des profits, à l’exception statistiquement insignifiante de la consommation des capitalistes, est investie, c’est-à-dire transformée en biens de capitaux. Il suppose en outre que les rentes sont entièrement dépensées en biens de luxe, exclus par définition du champ de la production. On écrit: Y – R = S + P, où Y représente le produit total, R la part des rentes, S et P celles des salaires et des profits. Cette formule équivaut, en raison des hypothèses adoptées, à: Y – R = C + I, où C représente la consommation totale et I l’investissement. Cette similitude n’a pas échappé à Joan Robinson, qui a dégagé la parenté profonde entre l’analyse ricardienne et la théorie keynésienne.

Ricardo doit montrer, en outre, qu’il n’existe qu’un taux de profit unique et qu’un taux de salaire unique dans une économie de production. Pour établir le premier résultat, il invoque un mécanisme de régulation démographique autour d’un salaire de subsistance, tandis qu’il s’en remet à l’hypothèse de concurrence entre les capitaux pour expliquer la «gravitation des profits» autour d’un taux naturel. On observera que le cas du commerce extérieur, où les capitaux ne peuvent circuler librement d’un pays à l’autre, représente justement pour l’auteur des Principes une intéressante exception, qui l’oblige alors à abandonner son système de prix absolus (prix de production) pour une formule de substitution (les coûts comparatifs).

Par taux de profit, Ricardo entend une mesure du profit réel correspondant à la différence entre la quantité du capital avancée et celle du produit obtenu, exprimée en unités physiques homogènes. Dans le cas du blé, par exemple, le taux de profit du fermier correspond au rapport: quantité de blé produite/quantité de blé nécessaire à la production.

En apparence, deux causes sont à l’origine d’une baisse du taux de profit ainsi défini: la réduction du numérateur, due à une diminution de la productivité des sols, ou l’augmentation du dénominateur, causée par une hausse des salaires réels. Mais, en réalité, ce ne sont pour Ricardo que les deux formes d’un même phénomène, puisque l’accroissement démographique entraîne la mise en culture de terres moins fertiles et renchérit par conséquent le taux du salaire réel. Il en résulte que, dans l’agriculture, le taux de profit varie toujours en sens inverse du taux de salaire. Ricardo s’efforce alors d’étendre son raisonnement au cas de tous les produits de subsistance qui sont achetés par les ouvriers (wage goods ). Ainsi, le taux de profit des biens de subsistance constitue-t-il le taux directeur de l’économie dans son ensemble.

Cependant, comme l’a magistralement démontré Sraffa, faute d’avoir résolu son problème d’étalon de mesure, Ricardo n’est pas parvenu dans les Principes à généraliser la relation entre le taux de profit et le taux de salaire, qu’il a pourtant mise en évidence. En effet, le revenu, ou «produit net» des physiocrates (différence entre les quantités produites et les quantités dépensées dans la production), ne peut être défini que par rapport à l’ensemble des biens produits dans le système, conçu comme un circuit fermé. Si l’on suppose qu’il existe un indice permettant d’étalonner ce produit net, il est alors possible d’écrire: p = yn (1 – s ), où p représente le taux de profit, yn le produit net et s le taux de salaire. En posant maintenant conventionnellement que yn = 1, on obtient: p = 1 – s , ce qui donne au raisonnement de Ricardo une portée générale [cf. PROFIT].

Tout au long du procès de production, la totalité des profits réinvestis revient par conséquent dans le circuit et permet ainsi de dégager un nouveau surplus ou produit net. Il en résulte un phénomène d’accumulation productive, qui constitue le ressort dynamique du système. Cette croissance continue se heurte cependant, pour Ricardo, à la rareté des sols et des facteurs naturels, qui entraîne, par le jeu des rendements décroissants, une baisse continuelle du produit net (le produit net est égal aux salaires réels de subsistance), et donc du taux de profit naturel, jusqu’à un état stationnaire E défini par la fin de l’accumulation et par la disparition des profits (fig. 2). L’analyse de l’accumulation ainsi esquissée par Ricardo est à l’origine de très nombreux modèles de croissance contemporains.

Ricardo dans l’histoire de la pensée économique

Malgré l’influence qu’exerça la pensée ricardienne, de très nombreuses critiques s’élevèrent dès 1830 contre la théorie de la rente, des profits et surtout contre la valeur du travail. La référence à Ricardo devint donc progressivement une clause de style et, à l’exception toutefois de ses conceptions monétaires, la prédominance de sa pensée devint plus formelle que réelle.

En marge de l’économie académique, Marx apparaît comme une très importante exception. L’œuvre économique de Marx prend en effet les Principes pour point de départ. Toutefois, l’analyse de Marx s’oppose à celle de Ricardo sur deux points essentiels: la théorie du capital et la détermination du système de production. Pour Ricardo, le capital est défini par sa vitesse de circulation (distinction entre le capital fixe et le capital circulant); pour Marx, au contraire, il est défini par rapport à la théorie de la valeur (distinction entre le capital constant et le capital variable). En outre, le système de production des classiques décrit par Ricardo admet ce que les mathématiciens appellent un degré de liberté. Ainsi, lorsqu’on dispose du taux de salaire, est-il possible d’en déduire le taux de profit, ou, inversement, lorsqu’on connaît le taux de profit peut-on déterminer le taux de salaire correspondant (théorème fondamental de la répartition). Pour aller plus loin, on peut donc chercher à lever cette indétermination dans deux directions différentes: du côté d’une théorie du taux de salaire ou du côté d’une théorie du taux de profit. Ricardo semble choisir la première solution en esquissant une théorie démo-économique du salaire de subsistance, tandis que Marx opte pour la seconde, à travers la détermination d’un taux d’exploitation.

Mal comprise par L. Walras, la pensée ricardienne fut réduite à l’analyse de la rente et à la théorie des coûts comparatifs par les générations successives de néo-marginalistes [cf. MARGINALISME ET NÉO-MARGINALISME]. Mais après un siècle environ de domination de la pensée néo-classique, on a assisté à un important regain d’intérêt pour le système ricardien, à la suite de la réédition de ses œuvres complètes par P. Sraffa et de la très profonde réinterprétation présentée par cet auteur et développée dans son propre modèle (La Production des marchandises par les marchandises: prélude à une critique de l’économie politique ). Les ressources nouvelles de l’algèbre linéaire et du calcul matriciel ont fourni la possibilité d’une formalisation simple et élégante de la pensée ricardienne. Un très important débat s’est instauré depuis entre les néo-classiques américains (essentiellement P. A. Samuelson et R. Solow) et la nouvelle école de Cambridge, d’inspiration ricardienne (J. Robinson, L. L. Pasinetti et P. Caregnani).

Par-delà les aspects techniques de cette vaste polémique, la controverse porte sur la signification des concepts économiques mis en œuvre dans l’analyse du capital et, par conséquent, dans la théorie de la production et de la croissance. Les néo-ricardiens se demandent en premier lieu s’il est possible d’éviter le délicat problème de la mesure du capital. Répondant par la négative, ils pensent en second lieu que ce problème ne se réduit pas à une simple question de nombres indices , analogue à celle qui se pose dans le domaine de l’échange, lorsqu’il s’agit de trouver un indice de prix relatif, et réfutent donc l’idée selon laquelle la mesure du capital pourrait être indépendante de sa répartition.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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